Les propriétaires immobiliers du sud toujours pas rassurés face au risque d’expropriation

Ici Gran Canaria
Par Ici Gran Canaria janvier 1, 2016 20:28

Les propriétaires immobiliers du sud toujours pas rassurés face au risque d’expropriation

Cela fait déjà quatre mois que la menace d’expropriation brandie par le Cabildo de Gran Canaria et la mairie de San Bartolomé de Tirajana a explosé au visage des petits propriétaires immobiliers du sud de Gran Canaria et pourtant rien n’a encore été fait pour les rassurer.

Quatre mois après le scandale causé par la révélation au grand public du Plan Général d’Ordination du sud de Gran Canaria – soutenu par le Cabildo de l’île et par l’Ayuntamiento de San Bartolomé de Tirajana – , la situation est loin d’être réglée et les petits propriétaires sans défense n’en reviennent toujours pas.

Les petits propriétaires d’appartements et de bungalows du sud de Gran Canaria n’en reviennent toujours pas du mauvais tour que leur a joué le Cabildo et la mairie de San Bartolomé de Tirajana. En effet, depuis que le Plan Général d’Ordination (PGO) a été voté – au cours de la précédente législature -, presque tous se retrouvent sous la menace de se voir dépossédés et expropriés de leurs biens immobiliers, qui pourraient à toutes fins utiles être réquisitionnés au seul profit et dans le seul intérêt des grandes compagnies hôtelières qui gèrent déjà presque toute l’offre locative disponible et proposée aux touristes.

La conseillère municipale Darvinia Arbelo de San Bartolomé Tambien Puede, affiliée à Podemos, a proposé une motion pour paralyser le Plan d'Ordination Général jusqu'à ce qu'il soit corrigé.

La conseillère municipale Darvinia Arbelo de San Bartolomé Tambien Puede, affiliée à Podemos.

Depuis ce sinistre mois de septembre où la nouvelle a explosé comme une bombe à leur visage ou entre leurs mains, les petits propriétaires se sont regroupés en une association de défense : la Plateforme des Affectés par la Loi Touristique (PALT), une organisation qui compte déjà plusieurs milliers de membres et qui a pris en mains les intérêts des propriétaires abandonnés par la loi et qui ne veulent pas se laisser faire.

Autour de 40 mille propriétaires concernés rien qu’à Maspalomas

Des milliers d’allégations ont déjà été enregistrées aux bureaux municipaux de Maspalomas, seule solution trouvée par les propriétaires pour attester de leurs bons droits et pouvoir se défendre en cas de procédure d’expropriation. Selon, la Plateforme des Affectés, les services municipaux pourraient être amenés à payer plus de 400 millions d’euros en indemnisation si ces procédures sont déclenchées un jour et si les propriétaires immobiliers entrent en guerre avec les différents paliers de gouvernement. Du jamais vu aux Canaries !

Pour calmer le jeu, le conseil municipal de la San Bartolomé de Tirajana a voté  à la hâte le 14 décembre dernier une motion qui demande la “révision” des normes touristiques dans le sud, afin de ralentir la mise en place de cette loi, mais selon les affectés. Mais pour la PALT, il s’agit d’une mesure largement insuffisante  qui ne fait que repousser le problème au lieu de le régler.

La conseillère municipale de San Bartolomé Tambien Puede, Davinia Arbelo, affiliée à Podemos, a proposé de voter une motion en faveur de la paralysation immédiate du nouveau Plan Général en attendant qu’il soit corrigé, mais les autres membres du conseil ne l’ont pas soutenu en ce sens.

Les petits propriétaires nullement rassurés

Selon la Plateforme des Affectés, la Loi Touristique telle qu’elle a été votée constitue ni plus ni moins qu’une “atteinte à la citoyenneté” car elle s’en prend au droit à la propriété individuelle. La PALT reproche notamment aux organisations politiques en place de n’avoir toujours pas été capables d’arrêter le cours d’une mesure qu’elle juge “arbitraire, injuste et illégale”.

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