Le secret des champs de cactus de Gran Canaria et la culture de la cochenille

Ici Gran Canaria
Par Ici Gran Canaria mai 8, 2016 10:18

Le secret des champs de cactus de Gran Canaria et la culture de la cochenille

À Gran Canaria, les champs de cactus cachent un secret. Leur feuilles sont couvertes de petites boules blanches qu’on cultive soigneusement et qu’on appelle la cochenille. Il s’agit d’un insecte parasite qu’on transforme pour obtenir un colorant rouge naturel. Et il vaut très cher !

La cochenille est le seul moyen d’obtenir la couleur rouge de manière 100% naturelle. Cet insecte qu’on ramasse sur les feuilles de cactus est cultivé à Gran Canaria depuis longtemps et exporté dans le monde entier. Avec la mode du bio, cette industrie connaît un regain d’intérêt.

Cochenille sur feuilles de cactus.

La cochenille se manifeste par des traces blanches et des petites boules sur les feuilles de cactus.

Si vous vous promenez dans la campagne de Gran Canaria vous avez sans doute remarqué par-ci par-là de vastes champs de cactus et vous vous êtes peut-être demandé à quoi ils servent… Certes, le cactus produit un fruit goûteux, la figue de Barbarie, qui est propice à la consommation, qu’on peut cueillir, vendre et manger, mais ce n’est pas ce qui explique la profusion de ces exploitations. Car la vraie richesse des cactus de Gran Canaria, c’est la cochenille.

Cultivée depuis la nuit des temps, la cochenille a d’abord fait la fortune et les grandes heures de Gran Canaria. Dès le Moyen-âge, avant l’apparition des colorants de synthèse, on se rend compte qu’il suffit de faire sécher la cochenille, de la réduire  en poudre et ensuite de la mélanger avec de l’eau pour obtenir un magnifique couleur carmin, qui donne des teintes qui vont du rouge à l’orange selon les dosages utilisés.

À l’époque, c’est le seul moyen d’obtenir une couleur d’aussi belle qualité et aussi concentrée. La cochenille se vent cher et fait l’objet d’une forte demande au niveau international, au point que pendant des décennies Gran Canaria va abandonner presque toutes ses autres cultures pour ne faire que de la cochenille. Tout le monde ici a son champs, toutes les familles s’y mettent !  Il y a plusieurs récoltes par an, on peut même faire des stocks et les vendre petit à petit, c’est le produit miracle !

De la cochenille de Gran Canaria dans vos vêtements et dans l’alimentation

Une fois séchée, la cochenille se transforme en résidus solides qu'il faut réduire en poudre pour obtenir le carmin.

Une fois séchée, la cochenille se transforme en résidus solides qu’il faut réduire en poudre pour obtenir le carmin.

Malheureusement, vers la fin du XIXè siécle, après l’invention de pigments et de teintures synthétiques, la production de colorants naturels a progressivement diminué. Gran Canaria passe à autre chose et laisse tomber la cochenille, quelques familles continuent mais de moins en moins, jusqu’à ce que cette culture soit presque totalement abandonnée. Mais voici que la mode du bio et du retour aux produits naturels vient soudainement de changer radicalement la donne.

Aujourd’hui, la cochenille suscite de nouveau l’intérêt et de plus en plus d’exploitants agricoles ont décidé de la remette au goût du jour. Il faut dire que les débouchés sont plus nombreux qu’on pourrait l’imaginer. Le colorant rouge est beaucoup utilisé dans l’industrie agro-alimentaire, on met du carmin dans la charcuterie et les saucisses (notamment dans les saucisses de Francfort), dans les bonbons, les yaourts, le tarama, les soda, comme par exemple L’Orangina rouge ! Et les fabricants préfèrent de plus en plus les colorants naturels aux produits chimiques soupçonnés d’être impropres à la consommation. Idem pour l’industrie de la mode et les textile. De plus en plus de grands couturiers ont décidé de revenir au colorant rouge naturel et d’utiliser la cochenille pour teindre les tissus. Vous ne le savez pas toujours, mais vous portez parfois de la cochenille sur vous !

Depuis trois ans, la cochenille de Gran Canaria relève la tête mais la production reste à un niveau artisanal. Seules quelques petites exploitations ont décidé de se spécialiser dans ce domaine et la transformation en poudre puis en carmin ne se fait toujours pas sur place. Néanmoins, l’Union Européenne vient de décider d’accorder à la cochenille le statut de Dénomination d’Origine Protégé ce qui va permettre aux producteurs de toucher des aides et des subventions pour développer de nouveaux projets d’exploitation et d’exportation. Une bonne nouvelle pour cette spécialité traditionnelle qui a failli disparaître !

En lire plus sur les produits et spécialités de Gran Canaria :

 

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