Le pinson bleu de Grande Canarie, une espèce de passereau endémique, menacée et protégée

Ici Gran Canaria
Par Ici Gran Canaria février 24, 2016 20:26

Le pinson bleu de Grande Canarie, une espèce de passereau endémique, menacée et protégée

Le pinson bleu de Gran Canaria est un petit oiseau extrêmement rare de la famille des passereaux qu’on ne trouve que dans certaines parties de l’île et dont il ne reste que quelques spécimens encore vivants. L’espèce est actuellement protégée et suscite un grand intérêt.

Depuis septembre dernier, quinze pinsons bleus de Gran Canaria ont été équipés de radio-émetteurs pour pouvoir les suivre partout, étudier leurs déplacements et éviter leur disparition. Il s’agit de l’un des passereaux les plus rares du monde qui vit dans une zone très limitée ne dépassant pas les 20 kilomètres carrés.

Pinson bleu de Grande Canarie (Fringilla teydea polatzeki).

Pinson bleu de Grande Canarie, mâle, juin 2015. Photographie : Manuel Negrín López.

Le pinson bleu est un passereau endémique des îles Canaries, c’est-à-dire qu’il n’en existe nulle part ailleurs. Cette espèce est divisée en deux, le pinson bleu de Grande Canarie et le pinson bleu de Tenerife. Celui de Gran Canaria est le plus rare et fait actuellement l’objet de mesures de préservation d’urgence extrêmement strictes et encadrées par la communauté scientifique. Comme son nom l’indique, le pinson bleu possède un plumage bleu. Son bec est noir.

Le pinson bleu de Grande Canarie habite les forêts de pins et vit entre 700 et 1 200 mètres d’altitude, dépassant rarement ces repères. Par mauvais temps, il peut à l’occasion quitter cet habitat pour aller se nourrir au-dessous de 500 mètres, dans les jardins, vergers et autres cultures. On peut aussi le rencontrer plus en altitude. Il se nourrit surtout de graines de pins, prélevées directement sur les arbres ou au sol, et d’insectes capturés au vol, dans l’écorce des arbres et sur le sol. Il consomme également des aiguilles de pins ou d’autres graines de diverses espèces végétales.

La nidification a lieu en juillet avec des extrêmes observés le 15 mai et le 25 août. Il niche plutôt dans la première moitié de juin dans les pinèdes d’altitude et en mai sur les versants sud. Le nid est une coupe de radicelles et d’aiguilles de pins mêlées à de la mousse avec un revêtement interne de plumes et de crin. Il est construit entre 2 et 14 mètres d’altitude dans des pins, contre le tronc ou même en bout de branche. La ponte se compose de deux œufs (bleu-verdâtre ponctués de brun et de brun-rouge), rarement un seul, mais jamais trois. Il n’existe pas de seconde couvée régulière mais une ponte de remplacement peut avoir lieu en cas d’échec, surtout en début de nidification.

Chassé par l’homme, son habitat détruit, il n’en existe plus que quelques spécimens

Pinson bleu de Grande Canarie (Fringilla polatzeki) par José Manuel González

Pinson bleu de Grande Canarie. Photographie : José Manuel González

La destruction des forêts de pins et l’abattage des sous-bois, mais encore plus la chasse pratiquée par l’homme, ont eu de lourdes conséquences sur le maintien de cette espèce aujourd’hui menacée. Le rythme de destruction de cet oiseau a été si intense pendant si longtemps que dans les années 1900, on entrevoyait clairement l’extermination imminente de l’espèce. Le pinson bleu était aussi communément gardé comme oiseau de cage, une pratique qui s’est maintenue jusqu’à la fin des années cinquante. Il est encore aujourd’hui chassé par des braconniers pour être vendu sur des marchés en Italie, Allemagne et Belgique.

À l’heure actuelle, on estime que la population de pinsons bleus irait à peine de 150 à 200 oiseaux en tout à Grande Canarie avec une faible densité de seulement un représentant aux 10 hectares. Selon l’association, les derniers survivants seraient concentrés dans une zone limitée à quelques îlots forestiers du sud-ouest, à Ojeda, Inagua et Panjonales avec également quelques couples à Tamadaba, dans le centre.

Depuis les années 90, un premier programme de conservation a été mis en place, soutenu par un plan d’action pour la préservation de l’espèce, comprenant diverses mesures liées à l’habitat, à la reproduction et la protection. Un nouveau plan de conservation, lancé en 2013 par le gouvernement des îles Canaries, vise notamment la création d’un noyau de population dans la pinède de La Cumbre via des lâchers d’oiseaux élevés en captivité et le déplacement de spécimens sauvages provenant des forêts d’Ojeda, d’Inagua et de Pajonales. Pour le moment, 32 oiseaux ont été réintroduits à La Cumbre (16 mâles et 16 femelles), dont plusieurs équipés de petits émetteurs radio.

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