Crise immobilière à Maspalomas : les expropriations ont déjà commencé

Ici Gran Canaria
Par Ici Gran Canaria janvier 30, 2016 10:42

Crise immobilière à Maspalomas : les expropriations ont déjà commencé

Suite au nouveau décret touristique et au Plan Général d’Ordination, les expulsions et expropriations ont déjà commencé à Maspalomas où la crise immobilière prend chaque jour de l’ampleur. Plus de 70 000 propriétaires seraient concernés tandis que la riposte s’organise.

La situation est loin de s’arranger à Maspalomas suite à l’application du nouveau décret touristique et du Plan Général d’Ordination de San Bartolomé de Tirajana. De nombreux petits propriétaires immobiliers sont déjà harcelés pour quitter les lieux et céder leurs biens à prix cassés, tandis que la colère gronde de toutes parts.

afectadosporlaleyturisticaLe ton monte sérieusement chez les propriétaires d’appartements et de bungalows affectés par les nouvelles mesures adoptées par le Cabildo de Gran Canaria qui prétend interdire la propriété et la location de biens immobiliers dans la zone touristique du sud de l’île et particulièrement sur tout le territoire de Maspalomas.

Selon l’agence de presse ATC Canarias, les expropriations et les expulsions auraient déjà commencé par le biais de menaces et de chantage exercés par les promoteurs auprès des petits propriétaires immobiliers. Ces opérations auraient commencé dès le lendemain de l’application du nouveau Plan Général d’Ordination approuvé en mai dernier par la commune de San Bartolomé de Tirajana et qui classait une bonne fois pour toute l’ensemble des complexes et édifices d’appartements de Maspalomas dans la catégorie des biens touristiques ne pouvant être ni occupés ni loués par des particuliers.

À partir de là, une horde d’agents anonymes et agissant en silence au nom des promoteurs immobiliers a commencé à s’abattre au cas par cas sur de nombreux propriétaires pour les forcer à remettre leurs biens ou à les louer à prix cassé. Pour l’instant, les seuls visés sont toujours des biens situés dans des complexe dit mixtes, c’est-à-dire à la fois résidentiels et en exploitation touristique. Les promoteurs veulent chasser les propriétaires privés pour récupérer l’ensemble des bâtiments et procéder à une exploitation touristique pure et simple. Les méthodes utilisées sont variables mais toutes aboutissent au même résultat :  la dépossession totale du propriétaire ou la perte absolue de rentabilité de son investissement.

Depuis plusieurs mois déjà, l’agence ATC Canarias fait état de divers propriétaires qu’on veut expulser d’un complexe ou d’un édifice sous prétexte que celui-ci a été racheté par un promoteur immobilier qui veut le rénover. À partir de là, le propriétaire est harcelé de coups de fil ou de lettres recommandées qui lui proposent de racheter son bien à un prix fixe de 35 000 euros (soit à peu près 3 à 4 fois moins que la valeur réelle) ou de le céder en exploitation au nouvel organisme contre une rente locative d’environ 250 € (soit, là encore, à peu près 3 ou 4 fois moins que la valeur réelle).

Les promoteurs en question sont de gros groupes organisés et possèdent tout un arsenal d’avocats et de juristes spécialisés entièrement à leur disposition, qui exercent une véritable pression sur les petits propriétaires démunis, isolés et sans recours. Ceux-ci finissent la plupart du temps par céder. Quand ils refusent ou quand ils protestent, ils se voient alors menacer de devoir payer une amande colossale dont le montant peut s’élever en toute légalité jusqu’à 300 000 euros ! Et s’ils veulent engager une procédure juridique, ils en auront pour des années, cela leur coûtera une fortune, et probablement pour rien car la loi actuellement est contre eux.

Désormais de plus en plus de propriétaires de Maspalomas vivent avec la peur au ventre dans l’angoisse de recevoir un jour un appel fatal ou une lettre d’expulsion. Le nombre de complexes hôteliers qui ont été rénovés de cette façon dans la station balnéaire est en effet impressionnant depuis quelque temps :  Las Rosas, Broncemar, Las Gacelas, Playa Bonita, El Palmar, Santa Ana, Marieta, Studios Carmen, etc… Des gens vivaient là avant. Où sont-ils passés ? Du jour au lendemain, ce sont devenus des hôtels privés sans aucun résident.

Face à cette situation, un organisme est né dans l’urgence pour essayer de réunir, de défendre et de protéger les propriétaires : la Plateforme des Affectés par la Loi Touristique (PALT), à laquelle il est vivement recommandé d’adhérer si vous êtes concerné et que vous avez besoin de secours ou d’assistance.

www.afectadosporlaleyturistica.com
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Email : afectadosporlaleyturistica@gmail.com

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Par Ici Gran Canaria janvier 30, 2016 10:42
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2 commentaires

  1. CEA Joseph février 1, 15:44

    Cette loi est inconstitutionnelle et cette affaire doit être portée devant le Conseil Européen.

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