Ouvrir ou rester fermé, le cruel dilemme des commerçants du tourisme à Gran Canaria

Ici Gran Canaria
Par Ici Gran Canaria août 15, 2020 19:57

Ouvrir ou rester fermé, le cruel dilemme des commerçants du tourisme à Gran Canaria

Les commerçants du tourisme à Gran Canaria sont confrontés à un cruel dilemme depuis quelque temps : ouvrir ou rester fermé ? Et comme on le voit, la réponse est différente selon les cas, mais au final, le résultat pourrait bien être le même pour tout le monde…

Ouvrir ou rester fermé ? Tel est le dilemme auquel sont confrontés les commerçants du tourisme à Gran Canaria depuis la levée du confinement. Certains se sont précipités pour revenir et le faire savoir à grand bruit, tandis que d’autres ont joué la prudence et décidé de rester fermés en attendant des jours meilleurs. Mais au final, le résultat risque bien d’être le même pour tous.

Comme on peut le voir en se promenant dans les allées commerciales des stations balnéaires du sud de Gran Canaria, les commerçants n’ont pas tous réagi de la même façon à la crise du coronavirus et à l’exode touristique qui s’en est suivi. Certain sont déjà ouverts et tentent de faire contre mauvaise fortune bon cœur, tandis que d’autres, résignés, ont choisi de rester fermés et de faire le dos rond en attendant que la tempête soit passée.

Deux visions, deux attitudes, mais aussi deux paris sur l’avenir, et des paris avec de lourdes conséquences dans la plupart des cas. Mais quels sont les risques et les enjeux de chacun de ces choix ? Qui a tort et qui a raison dans cette décision ? Qui va gagner et qui va perdre ? La situation est tellement complexe que bien malin est celui qui pourra  prédire ou pronostiquer quoi que ce soit, mais on peut néanmoins établir dès à présent une liste exhaustive des avantages et des inconvénients de chaque situation.

 

Ouvrir, mais à quel prix ?

Ouvrir, certains n’attendaient que ça et se sont précipités dès que le premier feu vert a été donné. Mais était-ce une bonne idée et une bonne décision ? Quand on voit que certains d’entre eux ont déjà décidé de refermer par la suite, au bout de seulement  quelques jours ou semaines, il est facile d’imaginer que le résultat attendu n’a pas toujours été au rendez-vous.

Ceux qui ont ouvert ont fait le calcul qu’ils allaient peut-être s’en sortir avec les quelques résidents sur place et les quelques touristes de passage. Ceux-ci en effet se sont présentés pour fêter au cours des trois ou quatre premiers jours mais très vite la fontaine s’est tarie et les propriétaires se sont retrouvés quasiment seuls à contempler les rangées de chaises vides de leur terrasse. Car il ne faut pas se leurrer, le nombre de clients que peut espérer un établissement touristique est aujourd’hui totalement insuffisant pour faire tourner une affaire, quelle qu’elle soit.

Une situation évidemment catastrophique car si les recettes sont insuffisantes et si les revenus sont modestes, les factures – elles – continuent de s’accumuler et les charges sociales doivent être payées normalement. Au final, les dépenses risquent de s’avérer bien vite trop importantes par rapport aux recettes et l’établissement ne va pas s’y retrouver au niveau financier. Sans compter qu’il n’est pratiquement pas possible de verser de salaire à quiconque si les recettes ne sont pas suffisantes.

Certains n’ont pas eu le choix et ont été obligés d’ouvrir pour une raison ou pour une autre, d’autres ont réussi à négocier un loyer à la baisse – ce qui évidemment soulage le montant des charges à payer, d’autres enfin ont choisi d’ouvrir en limitant les frais, avec une équipe réduite, sans employés, juste avec les patrons… mais quels que soient les calculs, le résultat risque bien d’être le même à chaque fois, trop de frais et pas assez de revenus, c’est-à-dire une situation financière catastrophique et insoutenable à long terme.

 

Rester fermés, mais pour faire quoi ?

Les plus résignés, les plus prudents ou tout simplement les plus fatalistes ont décidé d’attendre et de ne pas ouvrir, de faire le dos rond en attendant que la tempête passe et d’attendre des jours meilleurs, en espérant qu’ils n’arrivent pas trop tard. Mais c’est justement là que le bât blesse, combien de temps peut-on attendre infiniment sans ouvrir, c’est-à-dire sans exister, sans revenu, sans clients ? Un véritable dilemne pour un établissement commercial dont la vocation est précisément d’être ouvert et de rapporter de l’argent.

Certains n’ont pas eu le choix et ont dû fermer parce que l’aménagement de leur local ne leur permettait pas de recevoir des clients dans les nouvelles conditions sanitaires imposées par les gouvernements, d’autres ont décidé de ne pas ouvrir car ils savaient qu’ils ne s’y retrouveraient pas financièrement, et dans ce cas, à quoi bon aller se brûler à travailler pour rien, à quoi bon se fatiguer jusqu’à l’épuisement pour rien ? La logique se tient mais là encore, un établissement fermé, c’est un établissement qui n’existe pas, et jusqu’où peut-on tenir comme ça ? À quoi bon avoir un commerce si c’est pour le garder fermé éternellement ?

Les établissements fermés ont la chance de pouvoir recevoir une aide financière de la part du gouvernement, s’ils y ont droit, cela peut permettre évidemment de ne pas mourir de faim et de tenir quelque temps en attendant mieux, mais là encore jusqu’à quand ?  Le commerce pourra-t-il seulement reprendre quand il se décidera enfin à rouvrir ses portes ? Sa clientèle existera-t-elle encore ou aura-t-elle filé chez la concurrence entre-temps ? Ce sont là des questions que bien des propriétaires d’établissement ont dû se poser et se posent encore ces temps-ci.

Sans compter que fermé ou pas, il faut continuer à payer le loyer, certaines charges, les abonnements au téléphone, à l’eau et à l’électricité, et au final, la situation devient rapidement la même pour tous… avec un bilan financier catastrophique et insoutenable à long terme.

C’est ce qu’on appelle “passer de Charybde en Scylla“, il y a seulement deux options possibles, mais quelle que soit votre décision, quel que soit votre choix, l’issue est toujours la même, et elle est fatale. C’est inéluctable.

 

 

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