À Gran Canaria, les tortues de mer victimes de redoutables petits crabes parasites

Ici Gran Canaria
Par Ici Gran Canaria septembre 20, 2017 10:57

À Gran Canaria, les tortues de mer victimes de redoutables petits crabes parasites

Les tortues de mer sont nombreuses dans les environs de Gran Canaria, et même si elles semblent bien à l’abri des dangers extérieurs grâce à leur épaisse carapace, on ignore souvent qu’elles sont la proie de redoutables petits crabes parasites.

Les marins et les pêcheurs de Gran Canaria vous confirmeront qu’il leur arrive souvent de croiser des tortues de mer qui flottent à la surface des eaux et s’épuisent à nager, comme si elles ne pouvaient plus plonger. La faute au crabe de Christoph Colomb, un hôte très antipathique, qui prolifère sur l’animal et finit par prendre le contrôle de sa destinée.

Leur nom scientifique est Caretta caretta ou « tortue caouanne » en français, « tortuga caretta » en espagnol ou encore « tortuga boba », aux îles Canaries. C’est la tortue marine la plus répandue dans les océans du monde entier et on en croise souvent dans les parages de Gran Canaria.

Si on sait que les tortues caouanne redoutent particulièrement de s’engluer dans des flaques de pétrole, de s’emmêler dans des filets de pêche ou de se faire mordre et de perdre une patte, on ignore souvent qu’elles craignent tout autant la présence d’un petit crabe parasite qui leur fait autant de bien que de mal.

Le crabe de Christoph Colomb (nom scientifique « planes minutus ») est un petit crabe pas très joli qui vit généralement sur des algues, des objets flottants, voire des coques de navire, mais aussi sur les tortues marines – notamment sur la tortue caouanne – où il occupe principalement la partie arrière de l’animal, soit au niveau des plis à la base de la queue, soit sur les pattes postérieures. Il vit alors en paire, voire en famille…

Si le crabe de Christophe Colomb a généralement un rôle de nettoyeur, car il se nourrit des détritus qu’il trouve sur la carapace de la tortue, il a aussi un gros inconvénient, c’est qu’il pince la pauvre bête au niveau de l’anus dès qu’elle cherche à plonger en mer. La douleur est telle que la tortue préfère en général rester à la surface de l’eau plutôt que de prendre le risque de se faire traiter si cruellement.

C’est ainsi que le petit parasite finit par prendre complètement le contrôle de l’animal et de ses mouvements, générant un certain inconfort, et pire encore, de nombreuses conséquences fâcheuses pour l’animal qui s’épuise à nager indéfiniment et ne peut plus plonger pour s’alimenter. Dans de tels cas, seule une intervention humaine peut délivrer la tortue de son indésirable visiteur comme le montre la vidéo ci-dessous.

 

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Par Ici Gran Canaria septembre 20, 2017 10:57